Le Livre des Psaumes est canonique dans le judaïsme (Ketouvim) et le christianisme (Ancien Testament), son autorité étant confirmée par les manuscrits anciens (Qumrân), le Nouveau Testament et les conciles (Hippone, Carthage). L'Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo, cependant, possède un canon plus large qui inclut le Psaume 151 comme partie intégrante du Psautier, accepté comme Écriture Sainte également par les traditions orthodoxe, syriaque et arménienne, démontrant la diversité historique des canons bibliques.
Psaumes
Chapitre 31 — Au chef des chantres. Psaume de David.
Éternel! je cherche en toi mon refuge; Que jamais je ne sois confondu! Délivre-moi par ta justice!
Prête-moi ton oreille, viens bientôt me secourir! Sois pour moi un rocher qui me donne asile, Une forteresse où je trouve ma sauvegarde!
Car mon rocher et ma forteresse, c'est toi; A cause de ton nom, tu me conduiras, tu me dirigeras.
Tu me retireras du filet qu'ils m'ont tendu, Car tu es mon refuge.
Je remets mon esprit entre tes mains; Tu me délivreras, Éternel, Dieu de vérité!
Je hais ceux qui s'attachent à de vaines idoles, Et je me confie en l'Éternel.
Je m'égayerai et je me réjouirai de ta bonté, Parce que tu vois ma misère, Parce que tu prends connaissance des angoisses de mon âme,
Et que tu ne me livres pas entre les mains de l'ennemi, Mais que tu mets mes pieds au large.
Aie pitié de moi, Éternel! car je suis dans la détresse; J'ai le visage usé par le chagrin, mon âme et mon corps.
Ma vie se consume dans la douleur, Et mes années dans les sanglots; Ma force est épuisée à cause de mon iniquité, Et mes os dépérissent.
Tous mes adversaires m'ont rendu un objet d'opprobre, De grand opprobre pour mes voisins, Et d'épouvante pour mes connaissances; Ceux qui me voient dehors s'enfuient loin de moi.
Je suis oublié, comme un mort, dans leur coeur; Je suis comme un vase brisé.
J'apprends les mauvais propos de plusieurs, L'épouvante qui règne alentour, Quand ils se liguent tous contre moi; Ils complotent de m'ôter la vie.
Mais moi, j'ai confiance en toi, ô Éternel! Je dis : Tu es mon Dieu!
Mes destinées sont dans ta main; Délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs!
Fais luire ta face sur ton serviteur, Sauve-moi par ta grâce!
Éternel! que je ne sois pas confondu quand je t'invoque! Que les méchants soient confondus, Qu'ils descendent en silence au séjour des morts!
Muettes deviennent les lèvres menteuses, Qui parlent contre le juste avec arrogance, avec dédain et avec mépris!
Oh! combien est grande ta bonté, Que tu tiens en réserve pour ceux qui te craignent, Que tu témoignes à ceux qui cherchent en toi leur refuge, A la vue des fils de l'homme!
Tu les protèges sous l'abri de ta face contre les complots des hommes, Tu les caches sous ta tente contre les discours qui les attaquent.
Béni soit l'Éternel! Car il a signalé sa grâce envers moi, comme une forteresse.
Dans mon trouble, je disais : Je suis chassé loin de ton regard! Mais tu as entendu la voix de mes supplications, Quand j'ai crié à toi.
Aimez l'Éternel, vous qui avez de la piété! L'Éternel garde les fidèles, Et il punit sévèrement les orgueilleux.
Fortifiez-vous et que votre coeur s'affermisse, Vous tous qui espérez en l'Éternel!