Le Siracide, également connu sous le nom d'Ecclésiastique, est un livre deutérocanonique de l'Ancien Testament. Considéré comme faisant partie des écrits sapientiaux, il n'est pas inclus dans le canon juif ni dans le canon protestant, mais il est reconnu par l'Église catholique, l'Orthodoxie orientale et l'Église éthiopienne.
Siracide
Chapitre 1
Toute sagesse vient du Seigneur, et elle est avec lui pour toujours.
Le sable des mers, les gouttes de la pluie et les jours de l'éternité, qui les comptera ?
La hauteur des cieux, l'étendue de la terre et l'abîme de la sagesse, qui les sonderait ?
Avant toutes choses, la sagesse a été créée, et l'intelligence prudente est de toute éternité.
La parole de Dieu au plus haut des cieux est la source de la sagesse, et ses voies sont des commandements éternels.
A qui la racine de la sagesse a-t-elle été révélée ? Et qui a connu ses desseins pleins de finesse ?
A qui la science de la sagesse a-t-elle été manifestée ? Et qui a compris la richesse de ses enseignements ?
Il y a un seul être sage, redoutable, assis sur son trône : c'est le Seigneur.
C'est lui qui l'a créée, qui l'a vue et qui en a fait le compte ; il l'a répandue sur toutes ses œuvres,
sur toute chair, selon son bon plaisir, et il l'a donnée généreusement à ceux qui l'aiment.
La crainte du Seigneur est gloire et fierté, joie et couronnement d'allégresse.
La crainte du Seigneur réjouit le cœur, elle donne la gaieté, la joie et une longue vie.
A celui qui craint le Seigneur, tout ira bien à la fin ; au jour de sa mort, il sera béni.
Le commencement de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur ; elle est créée avec les fidèles dans le sein maternel ; elle promène avec les hommes élus sa présence vénérable, et elle est bénie de ceux qui l'aiment.
Le commencement de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur ; elle est créée avec les fidèles dans le sein maternel ; elle promène avec les hommes élus sa présence vénérable, et elle est bénie de ceux qui l'aiment.
La plénitude de la sagesse, c'est la craindre le Seigneur ; elle les enivre de ses fruits.
Elle remplit toute sa maison de biens désirables, et ses greniers des fruits de son travail.
La couronne de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur ; elle fait germer la paix et la santé sans mélange.
Dieu l'a vue et comptée, et il a fait pleuvoir la science et la connaissance prudente, et il a exalté la gloire de ceux qui la possèdent.
La racine de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur, et ses branches sont de longues années.
La crainte du Seigneur éloigne les péchés ; celui qui la possède, peut-il se laisser détourner ?
La colère injuste ne peut être justifiée ; car le poids de la colère, c'est la chute.
Celui qui est patient conserve son âme jusqu'au temps, et ensuite la joie lui est rendue.
Il cache ses paroles jusqu'au temps convenable, et les lèvres de plusieurs publieront sa sagesse.
Dans les trésors de la sagesse sont des préceptes de science ; mais l'amour de Dieu est chose odieuse au pécheur.
Désires-tu la sagesse, garde les commandements ; et le Seigneur te la donnera.
La crainte du Seigneur est sagesse et instruction ; la foi et la douceur sont son bon plaisir.
Ne sois pas incrédule à la crainte du Seigneur ; et ne t'en approches pas avec un cœur double.
Ne sois pas hypocrite devant les hommes ; et garde-toi bien de tes lèvres.
Ne t'exalte pas toi-même, de peur que tu ne tombes et n'attires sur toi le déshonneur ; le Seigneur révélera tes secrets, et te précipitera au milieu de l'assemblée, parce que tu n'es pas venu à la crainte du Seigneur, et que ton cœur est plein de fraude.