Le Siracide, également connu sous le nom d'Ecclésiastique, est un livre deutérocanonique de l'Ancien Testament. Considéré comme faisant partie des écrits sapientiaux, il n'est pas inclus dans le canon juif ni dans le canon protestant, mais il est reconnu par l'Église catholique, l'Orthodoxie orientale et l'Église éthiopienne.
Siracide
Chapitre 21
Mon fils, as-tu péché ? ne recommence pas, et demande pardon pour tes péchés passés.
Fuis le péché comme un serpent ; car si tu t'en approches, il te mordra.
Ses dents sont des dents de lion, et elles tuent les âmes des hommes.
Toute iniquité est comme une épée à deux tranchants ; il n'y a pas de remède pour sa blessure.
L'injure et l'orgueil détruisent les richesses ; ainsi la maison du superbe sera ruinée.
La prière du pauvre va de sa bouche aux oreilles de Dieu, et son jugement arrive promptement.
Celui qui hait la réprimande suit les traces du pécheur, et celui qui craint le Seigneur se convertit dans son cœur.
Celui qui est puissant par sa langue est connu de loin ; mais l'homme sensé sait quand il glisse.
Celui qui bâtit sa maison avec l'argent d'autrui est comme celui qui amasse des pierres pour son tombeau.
L'assemblée des pécheurs est comme un amas d'étoupes, et leur fin est une flamme de feu.
La voie des pécheurs est pavée de pierres, mais à son extrémité est la fosse du ténèbres.
Celui qui garde la loi en est maître, et la fin de la crainte du Seigneur, c'est la sagesse.
Celui qui n'est pas sage ne sera pas instruit ; mais il y a une sagesse qui abonde en amertume.
La science du sage se multipliera comme un débordement, et son conseil est comme une source de vie.
L'homme insensé a le cœur comme un vaisseau brisé, et il ne retient aucune science.
L'homme savant connaît la parole du sage, et l'oreille qui écoute est le désir du savant.
La maison de l'insensé s'écroulera, mais la science de l'homme prudent s'affermira.
L'insensé et l'ignorant admirent le temps, mais l'homme prudent surmonte le temps.
L'homme sans instruction est comme un vase fêlé ; il ne conservera pas la science qu'il a apprise.
Si un homme sensé entend une parole sage, il la louera et y ajoutera ; mais l'insensé l'entend, elle lui déplaît, et il la jette derrière son dos.
La conversation de l'insensé est comme un fardeau en voyage, mais on trouve la grâce sur les lèvres de l'homme sage.
On recherche la bouche de l'homme prudent dans l'assemblée, et on médite ses paroles dans son cœur.
Comme une maison en ruine, ainsi est la sagesse pour l'insensé ; et la science de l'insensé, ce sont des paroles sans nombre.
Les entraves aux pieds, c'est l'instruction pour l'insensé ; et comme des menottes à la main droite.
L'insensé élève la voix quand il rit, mais l'homme sage ne rit qu'en souriant doucement.
L'instruction est pour l'insensé comme un ornement d'or, et comme une muselière sur le pied droit.
L'insensé regarde par la porte de la maison, mais l'homme bien élevé se tient dehors.
C'est une chose insensée que d'écouter aux portes ; l'homme sage en aurait honte.
Les lèvres des imprudents racontent des sottises, mais les paroles des sages sont pesées dans la balance.
Le cœur des insensés est dans leur bouche, mais la bouche des sages est dans leur cœur.
Quand l'impie maudit son adversaire, il se maudit lui-même.
Celui qui calomnie son ami se déshonore lui-même, et il sera haï de tous ceux qui l'entendent.