Le Siracide, également connu sous le nom d'Ecclésiastique, est un livre deutérocanonique de l'Ancien Testament. Considéré comme faisant partie des écrits sapientiaux, il n'est pas inclus dans le canon juif ni dans le canon protestant, mais il est reconnu par l'Église catholique, l'Orthodoxie orientale et l'Église éthiopienne.
Siracide
Chapitre 3
Les enfants de la sagesse, c'est l'assemblée des justes, et leur race est obéissance et amour.
Enfants, écoutez-moi, votre père ; agissez selon mes paroles, et vous serez sauvés.
Car le Seigneur a glorifié le père au-dessus des enfants, et il a affermi le droit de la mère sur sa progéniture.
Celui qui honore son père expie ses péchés ;
celui qui glorifie sa mère est comme celui qui amasse un trésor.
Celui qui honore son père aura de la joie de ses propres enfants, et au jour de sa prière, il sera exaucé.
Celui qui glorifie son père aura une longue vie, et celui qui obéit au Seigneur donne du repos à sa mère.
Mon fils, soutiens la vieillesse de ton père ; ne l'afflige pas pendant sa vie.
Quand son esprit faiblira, use d'indulgence envers lui, et ne le méprise pas, toi qui es dans ta force.
Car la miséricorde faite à un père ne sera pas oubliée, et elle te sera rendue pour l'expiation de tes péchés.
Au jour de ton épreuve, Dieu se souviendra de toi ; et comme la glace au soleil, tes péchés fondront.
Celui qui abandonne son père est comme un blasphémateur, et celui qui irrite sa mère est maudit du Seigneur.
Mon fils, fais tes œuvres avec douceur, et tu seras aimé de l'homme agréable à Dieu.
Plus tu es grand, plus tu dois t'humilier en toutes choses, et tu trouveras grâce devant Dieu.
Car grande est la puissance de Dieu seul, et il est glorifié par les humbles.
Ne cherche pas ce qui est trop difficile pour toi, et ne scrute pas ce qui est trop puissant pour toi.
Mais réfléchis sur ce qui t'est commandé ; tu n'as pas besoin des choses cachées.
Ne t'occupe pas de choses trop élevées pour tes forces ; car on t'a montré plus que l'intelligence humaine ne peut comprendre.
Leur opinion a séduit beaucoup d'hommes, et leurs vaines pensées ont égaré leurs esprits.
Le cœur dur trouvera le mal à la fin, et celui qui aime le danger y périra.
Le cœur dur sera chargé de douleurs, et le pécheur ajoutera péché sur péché.
L'assemblée des superbes n'a pas de guérison, car la plante du péché a jeté ses racines en eux.
Le cœur de l'homme sensé comprend la parole du sage, et l'oreille qui écoute est le désir du savant.
La sagesse du scribe s'acquiert dans les moments de loisir, et celui qui a peu d'affaires deviendra sage.
Comment le laboureur deviendra-t-il sage, lui qui tient la charrue et se glorifie de manier l'aiguillon, qui conduit les bœufs et s'occupe de leur travail, et dont les entretiens ne roulent que sur les taureaux ?
Il applique son cœur à tracer les sillons, et ses veilles sont consacrées à donner la pâture aux génisses.
Il en est de même de tout artisan et de tout architecte qui travaille nuit et jour, de ceux qui gravent des cachets, et qui s'étudient à varier les figures ; ils mettent leur cœur à reproduire la ressemblance, et ils veillent pour achever l'ouvrage.
Ainsi fait le forgeron assis près de l'enclume, qui considère l'ouvrage de fer ; la vapeur du feu consume sa chair, et il lutte contre la flamme du fourneau.
Le bruit du marteau frappe ses oreilles, et ses yeux sont fixés sur le modèle de l'objet qu'il façonne.
Il applique son cœur à achever son ouvrage, et il veille pour le polir à la perfection.
Ainsi fait le potier assis près de son travail, qui presse la roue avec ses pieds ; il se tient toujours en souci pour son œuvre, et tout son travail est compté.
Il façonne l'argile avec son bras, et il plie sa force devant son pied ; il applique son cœur à parfaire le vernis, et il veille pour nettoyer le four.
Tous ceux-là mettent leur confiance dans leurs mains, et chacun est habile dans son art.
Sans eux, une ville ne serait pas habitée ; on n'y séjournerait pas, on n'y voyagerait pas.
Mais ils ne seront pas recherchés dans le conseil du peuple, et ils n'auront pas de rang dans l'assemblée ; ils ne siégeront pas sur le siège du juge, et ils ne comprendront pas l'arrêt du jugement ; ils ne produiront ni maxime ni sentence, et ils ne seront pas remarqués dans les discours sentencieux.
Mais ils maintiennent la stabilité de la création, et leur occupation est dans l'ouvrage de leur métier.