Le livre d'Ésaïe est accepté dans tous les canons chrétiens majeurs, avec 66 chapitres communs à toutes les traditions.
Ésaïe
Chapitre 14
Car l'Éternel aura pitié de Jacob, il choisira encore Israël, et il les rétablira dans leur pays ; les étrangers se joindront à eux, et ils s'uniront à la maison de Jacob.
Les peuples les prendront, et les ramèneront en leur lieu, et la maison d'Israël les possédera dans le pays de l'Éternel, comme serviteurs et comme servantes ; ils tiendront captifs ceux qui les avaient faits captifs, et ils domineront sur leurs oppresseurs.
Et lorsque l'Éternel t'aura donné du repos, après tes labeurs et tes angoisses, et après la dure servitude qui te fut imposée,
alors tu prononceras ce chant sur le roi de Babylone : Eh quoi ! le tyran n'est plus ! L'oppression a cessé !
L'Éternel a brisé le bâton des méchants, la verge des dominateurs.
Celui qui frappait les peuples avec fureur, d'une manière incessante, celui qui dominait sur les nations avec colère, est poursuivi sans ménagement.
Toute la terre est en repos et tranquille ; elle éclate en chants d'allégresse.
Même les cyprès se réjouissent de ta chute, les cèdres du Liban : Depuis que tu es couché, personne ne monte pour nous abattre.
Le séjour des morts s'émeut, en bas, pour te recevoir à ton arrivée ; il réveille devant toi les ombres, tous les grands de la terre, il fait lever de leurs trônes tous les rois des nations.
Tous prennent la parole pour te dire : Toi aussi, tu es sans force comme nous, tu es devenu semblable à nous !
Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts, avec le bruit de tes luths ; sous toi est une couche de pourriture, et les vers sont ta couverture.
Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l'aurore ! Tu es abattu à terre, toi qui terrassais les nations !
Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, j'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, à l'extrémité du septentrion ;
je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut.
Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse.
Ceux qui te voient fixent le regard sur toi, ils te considèrent : Est-ce là cet homme qui faisait trembler la terre, qui ébranlait les royaumes,
qui réduisait le monde en désert, qui ravageait les villes, et ne relâchait point ses prisonniers ?
Tous les rois des nations, oui tous, reposent avec honneur, chacun dans son tombeau.
Mais toi, tu as été jeté loin de ton sépulcre, comme un rejeton qu'on dédaigne, comme une dépouille de morts percés par l'épée, et précipités sur les pierres d'une fosse, comme un cadavre foulé aux pieds.
Tu n'es pas réuni à eux dans le tombeau, car tu as détruit ton pays, tu as fait périr ton peuple : on ne parlera plus jamais de la postérité des méchants.
Préparez le massacre des fils, à cause de l'iniquité de leurs pères ! Qu'ils ne se relèvent pas pour conquérir la terre, et pour couvrir le monde de ruines !
Je me lèverai contre eux, dit l'Éternel des armées ; j'anéantirai le nom et le reste de Babylone, la postérité et la race, dit l'Éternel.
J'en ferai le gîte du hérisson et un marécage ; je la balaierai avec le balai de la destruction, dit l'Éternel des armées.
L'Éternel des armées l'a juré, en disant : Oui, ce que j'ai décidé arrivera, ce que j'ai résolu s'accomplira.
Je briserai Assur dans mon pays, je le foulerai aux pieds sur mes montagnes ; alors son joug leur sera ôté, et son fardeau sera enlevé de leurs épaules.
Voilà la résolution prise contre toute la terre, voilà la main étendue sur toutes les nations.
L'Éternel des armées a pris cette résolution : qui s'opposera à son exécution ? Sa main est étendue : qui la détournera ?
L'année de la mort du roi Achaz, le prophète prononça cet oracle :
Ne te réjouis pas, pays des Philistins, de ce que la verge qui te frappait est brisée ! Car de la racine du serpent sortira un basilic, et son fruit sera un dragon volant.
Alors les plus pauvres pourront paître, et les malheureux reposer en sécurité ; mais je ferai mourir ta racine par la faim, et il tuera ce qui restera des tiens.
Gémis, porte ! Crie, ville ! Tremble, pays des Philistins, tout entier ! Car de la part du septentrion vient une fumée, et les rangs de l'ennemi sont serrés.
Que répondra-t-on aux messagers de la nation ? Que l'Éternel a fondé Sion, et que les malheureux de son peuple y trouvent un refuge.