Le livre d'Ésaïe est accepté dans tous les canons chrétiens majeurs, avec 66 chapitres communs à toutes les traditions.
Ésaïe
Chapitre 17
Oracle sur Damas. Voici, Damas sera retirée du nombre des villes, elle ne sera plus qu'un monceau de ruines.
Ses villes seront abandonnées pour toujours ; elles seront pour les troupeaux, qui s'y reposeront, et personne ne les troublera.
Ce ne sera plus une forteresse pour Éphraïm, ni un royaume pour Damas ; le reste de la Syrie subira le sort de la gloire des enfants d'Israël, dit l'Éternel des armées.
En ce temps-là, la gloire de Jacob sera affaiblie, et la graisse de sa chair deviendra maigre.
Il en sera comme quand le moissonneur récolte les blés et que son bras coupe les épis ; comme quand on ramasse les épis dans la vallée de Rephaïm.
Il y restera quelque grappille, comme quand on secoue un olivier : deux ou trois olives au haut de la branche, quatre ou cinq à ses rameaux fruitiers, dit l'Éternel, le Dieu d'Israël.
En ce jour-là, l'homme regardera vers celui qui l'a fait, et ses yeux se tourneront vers le Saint d'Israël ;
il ne regardera plus vers les autels, ouvrages de ses mains, et il ne contemplera plus ce que ses doigts ont fabriqué, les idoles d'Astarté et les images du soleil.
En ce jour-là, ses villes fortes seront comme des débris dans la forêt et sur la cime des montagnes, abandonnés devant les enfants d'Israël : ce sera un désert.
Car tu as oublié le Dieu de ton salut, tu ne t'es pas souvenu du rocher de ton refuge. Aussi tu as fait des plantations d'agrément, tu as planté des ceps étrangers ;
le jour où tu les as plantés, tu les as fait croître, et dès le matin, tu en as fait fleurir la semence. Mais la moisson a fui, au moment de la récolte ; la douleur est sans remède.
Ah ! quelle rumeur de peuples nombreux ! Ils mugissent comme mugit la mer. Quel tumulte de nations ! Elles grondent comme grondent les eaux puissantes.
Les nations grondent comme grondent les grandes eaux ; mais il les menace, et elles fuient au loin, chassées comme la balle des montagnes par le vent, comme la poussière par un tourbillon.
Au soir, c'est la terreur ; avant le matin, ils ne sont plus. Voilà le partage de ceux qui nous dépouillent, le sort de ceux qui nous pillent.